46èmes Assises de l’Upf: Les journalistes invités au respect des instruments juridiques

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Les 46emes Assises de l’Union de la presse francophone (Upf) qui se déroulent du 20 au 25 novembre ont démarré, hier, dans la capitale guinéenne, Conakry. Présidant l’ouverture des travaux, le ministre d’Etat, ministre de la Justice, garde des Sceaux, a saisi cette occasion pour appeler les journalistes à respecter les instruments juridiques qui régissent le fonctionnement et l’exercice de leur métier.

Après Dakar en 2014, Lomé en 2015 et Antisarabé en 2016, c’est au tour de Conakry, d’abriter les 46èmes Assises de l’Union de la presse francophone (Upf).
Le thème central est : « Journalisme, investigation, transparence ». Les travaux de cette édition ont démarré mardi par la réunion du Comité international de l’Upf. Hier, a eu lieu la cérémonie d’ouverture des assises qui a été présidée par le ministre d’Etat, ministre de la Justice, Cheick Sako. Ce dernier a invité les journalistes au respect des instruments juridiques qui régissent leur métier. Parlant de la presse de son pays, M. Sako, affirme qu’elle a son histoire. Celle émaillée de hauts et de bas dans la recherche constante de la liberté et de la professionnalisation du métier de journalisme.

Selon lui, les lois organiques relatives à la liberté de la presse et aux attributions et fonctionnements de la Haute autorité de la communication sont des instruments qui s’inscrivent dans les mœurs et le strict respect de l’éthique et de la déontologie du métier. « En conformité avec le thème central de vos assises : journalisme, investigation et transparence, je voudrais vous confier que la Guinée ne fera aucun mystère de ces réalités », a déclaré M. Sako. Il a rappelé que le gouvernement a entrepris des « réformes courageuses » pour l’émergence d’une nation soucieuse de son avenir et consciente des vicissitudes liées aux contraintes de l’économie mondiale. C’est pourquoi, « une presse responsable est indispensable ». Sa mission d’informer et de sensibiliser à tout instant, fait d’elle la courroie de transmission entre gouvernements et gouvernés.

« N’est-ce pas pour cette raison qu’on qualifie à tort ou à raison la presse de quatrième pouvoir », s’est-il demandé. « J’en appelle donc à la conscience professionnelle de tous les acteurs potentiels de cette corporation pour le respect du contenu des instruments juridiques qui régissent le fonctionnement et l’exercice de ce noble métier », a lancé Cheick Sako aux participants des 46èmes Assises de l’Upf.

La secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) a été représentée par Tidiane Dioh, responsables des programmes Médias. Dans son message lu, elle souligne que le thème des Assises tient tant à l’Oif. Car au fond, explique-t-elle, ce triptyque soumis à la réflexion, ces trois notions, sont le fondement même des sociétés démocratiques.

Pas de démocratie sans transparence
« Parce qu’il n’y a pas, il n’y a jamais eu, il n’y aura jamais de démocratie sans transparence. Or, c’est le journalisme d’investigation mené avec rigueur qui met en lumière les imperfections de nos sociétés contemporaines et conduit, irrémédiablement, à la transparence de celles-ci », a fait remarquer la Secrétaire générale de l’Oif dans son message.

Selon Mme Jean, le journalisme d’investigation est finalement, dans les sociétés démocratiques, le chainon manquant de la longue chaîne qui relie pouvoirs publics, médias et populations.
Poursuivant sa réflexion, la Secrétaire générale de l’Oif affirme que l’investigation journalistique a le pouvoir de transformer le monde en ce sens qu’il contribue à l’édification de « sociétés ouvertes, inclusives, dynamiques, innovantes et pluralistes ».

Parlant de l’Upf, Michaelle Jean dit être consciente qu’elle constitue « un indispensable laboratoire d’idées, une vigie de la démocratie, un réseau irremplaçable et un relais essentiel de notre action à travers le monde francophone ». Ibrahima Koné, président de la section Upf de Guinée, a, quant à lui, déclaré que les Assises de l’organisation constituent des « moments fructueux d’échanges entre professionnels ».

Evoquant le thème, M. Koné est d’avis qu’il en dit long sur les nombreuses préoccupations de la presse. Il souligne, par ailleurs, que la corporation est souvent confrontée à des problèmes, parfois incompris. Sur la liberté de la presse, il argue qu’elle ne peut plus être une utopie.

Selon lui, être journaliste, c’est avoir conscience de changer le monde, la reconstruction des mentalités, le respect du droit de l’un et de l’autre.
Le président de la section Upf de Guinée réclame une presse responsable, acquise aux causes justes et au développement durable.

Source: http://www.lesoleil.sn

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