La grève des enseignants en Guinée

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Aboubacar Soumah flingue le gouvernement et les autres structures syndicales : 

Lancée le 12 février 2018, la grève des enseignants persiste toujours. Vu cette situation, notre rédaction est allé à la rencontre du secrétaire général du SLECG. Au cours de  cet entretien, plusieurs points ont été abordés par le camarade syndicaliste.

 Parlant du respect du mot d’ordre de gréve, Aboubacar Soumah se réjouit de la façon dont les choses se déroulent sur le terrain.
Pour lui, de Conakry à Yomou le mouvement est le même.
Interrogé sur le tête à tête qui a eu lieu entre lui et le médiateur de la République, il affirme être contacté par le médiateur de la République sous demande du chef de l’Etat. Il dit lui avoir donné des explications détaillées pour permettre à Saidou Fofana de saisir tous les paramètres  afin de comprendre l’enjeu. Selon lui, après cette explication, l’ancien premier ministre s’est dit désormais informé suffisamment sur la situation. Il a promit  de rencontrer le président de la République pour lui mettre au même niveau d’information que lui. Pour Aboubacar Soumah, le président Condé reçoit des informations fausses et erronées venues de ses ministres et d’autres syndicalistes qui sont à la solde de l’Etat.

Abordant la question sur une éventuelle sortie de crise, le Secrétaire général du SLECG a dénoncé un manque de  volonté de l’Etat, qui selon lui, joue à la sourde oreille. Et cela s’explique par le fait que le gouvernement insiste sur la position des camarades dissident. Cependant, ils décident de rester droit dans leurs bottes tant que l’Etat ne change pas d’avis.
Plus loin, le syndicaliste dit être reconnu par la base et avoir une représentativité qui est longtemps recherchée par le gouvernement pour  négocier.
Sur une possibilité de négociation, il reste intraitable sur deux points: à savoir, la levée de suspension du salaire du secrétaire général du SLECG avec rappel et le paiement intégral des 40 % avec effet rétroactif. Ces deux points constituent pour lui les conditions d’ouverture du couloir de négociation. Pour lui, si le gouvernement estime que les 8.000.000fg sont énormes, ils demandent l’application de la grille salariale de l’éducation qui a été acceptée.
À quand donc la fin de cette crise qui mine le secteur éducatif depuis deux ans.
Alpha Bakar Diallo
00224 620 63 51 28

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