Pré-universitaire : Quand ‘’K au carré’’ se plante devant les députés

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Dix mois après le décret qui l’a porté à la tête du département,  Kalil Konaté peine à convaincre. Le ministre de l’Enseignement pré-universitaire s’est vite planté.

Entre son incapacité de gérer la crise, avec la grève des enseignants, et son exposé devant les députés pour défendre le budget de son département, Kalil Konaté, se rend à l’évidence que gérer un département est bien différent. Désaxé, déboussolé, débouté, ‘’K au carré’’ traverse une rude épreuve. D’un côté, la pression du gouvernement, des religieux mais surtout des dissidents du SLECG, de l’autre, les parents d’élèves et les autres députés. K au carré dans le cercle du feu ne sait plus où donner de la tête. Le camarade Aboubacar Soumah lui donne du grain à moudre. Damantang, ministre du Travail, s’écarte de la crise, se défaussant sur son homologue paniqué et craignant pour son poste.

Son passage devant les députés ont mis à nue la panique du ministre. On a eu droit à un tocard dans cet exercice mal réussi. Malgré ses limites dans les négociations syndicales, dans son exposé devant les députés ; malgré les dérapages dans le déploiement des enseignants à travers le pays (certaines écoles si elles ne sont pas en ruine poussée n’ont ni enseignants, ni matériel didactique, etc.). De longues années durant.

Chaque année, des budgets sont alloués. On se partage les fonds entre copains et coquins et laisse le soin aux partenaires de réaliser, équiper les écoles : le Japon, l’OPEP, KFW, GIZ. Cette année encore, comme l’appétit vient en mangeant, le Pré-universitaire veut remettre ça. Le ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation a soumis aux députés son projet de budget relative à la loi de finance initiale 2018. Un budget, qui se chiffre à mille quatre cent soixante-seize milliards sept cent vingt-neuf millions huit cent soixante-douze mille GNF.

Un magot pour faire la fête ! Pendant ce temps, les enseignants manquent de qualification, certains ne sont pas du tout formables, des écoles manquent de tout : puits améliorés, toilettes, libres scolaires. La pléthore fait le reste.

Ismael Bah

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