Syndicat-Gouvernement: Chacun campe sur sa position

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Après deux jours des discussions, le syndicat et le gouvernement n’ont toujours pas trouvé un terrain d’entente.

Si le gouvernement a accepté la levée de la suspension du salaire du Secrétaire général du SLECG, Aboubacar Soumah, les divergences se situent autour des 40% de la valeur du point d’indice.

Apparemment, les deux parties ne comptent pas faire la concession. Pour les syndicalistes, la question des 40% n’est pas négociable.

Le gouvernement de son côté, représenté par Tibou Kamara, Conseiller personnel du Chef de l’Etat et Taliby Sylla, ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, évoque des difficultés financières.

Mais le syndicat des enseignants reste ferme sur sa position. Il estime que les 40%  ne représentent pas une augmentation :

« Moi, j’avais le grade 4 et l’échelon 9 mais avec l’ancienne et la nouvelle grille, je me suis retrouvé avec grade 2, échelon 5. C’est une augmentation ou une diminution ? Le deuxième aspect, la valeur du point d’indice qui était à 1000 fg, c’est rétrogradé avec la nouvelle grille à 751. Alors si les enseignants demandent aujourd’hui les 40%, ces 40% ne sont que l’évaluation de la valeur du point d’indice restant pour augmenter les 751 à 1000 fg afin de nous ramener ce que le militaire nous a donné le général Lansana Conté. Et aujourd’hui, nous sommes tous soucieux de l’avenir de cette nation, nous voyons la crise qui s’installe et il ne plaît à personne de voir notre chère nation dans cet état », regrette Sâa LENOn chargé de l’Organisation au sein du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG).

Poursuivant, le syndicat appelle le gouvernement à revoir sa position : « Je demande tout simplement à la partie gouvernementale de penser aujourd’hui à l’avenir de cette nation. Si aujourd’hui, ils n’ont pas leurs enfants dans ce pays, nous, nous avons nos enfants ici. S’ils ne pensent pas à l’avenir d’une nation qui doit à partir de la formation des enfants, nous nous y pensons. La partie gouvernementale n’a qu’à revoir la notion, revoir les textes, revoir les souffrances de cette nation et de ne pas regarder les véhicules dans lesquels ils tournent. 500 millions par véhicule et combien de ministres ont ça aujourd’hui ? Ils n’ont qu’à les revendre, accumuler ces montants-là. Et s’ils n’ont pas d’argent, qu’ils le mettent ici pour que nos 40% soient payés. »

« Quel est aujourd’hui cet ancien président guinéen qui a son enfant qui enseigne ? Quel est cet ancien ministre qui a son enfant qui enseigne ? Quel est cet ancien haut directeur ou haut responsable qui a son enfant qui enseigne ?  Alors d’une rotation à une rotation, on ne peut pas continuer à cette allure. L’enseignant guinéen aujourd’hui dit merde à cette rotation du ‘’père en fils ‘’ en gestion de la nation guinéenne. Ne mettez pas les bâtons dans nos yeux. », a avertit le syndicaliste avec un ton fermeté.

Présidant les travaux, le ministre Conseiller du Chef de l’Etat, n’a pas voulu se prononcer sur un chiffre. Toutefois, Tibou Kamara convie la presse à une conférence, vendredi à la Maison commune des journalistes à Coléah.

A noter que ces discussions se tiennent en présence du nouveau Médiateur de la République Mohamed Said Fofana et des religieux.

Les travaux devront reprendre demain après le compte rendu des syndicalistes à leurs mandants.

 

 

                                             Hady Barry

 

 

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