Manifestations en Guinée : le deux poids deux mesures des forces de l’ordre

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De 2010 à nos jours, la Guinée à connu beaucoup des manifestations sociopolitiques  qui ont causé des pertes en vies humaines et des dégâts matériels. Rare sont ces manifestations qui n’ont pas connu des bavures policières. Et selon un constat, la commune de Ratoma a enregistré plus de victime que les autres communes qui ont pourtant manifesté surtout pendant ces crises syndicales mais qui ont été moins touchées.

 Analysons sans passion.
Pas besoin d’aller loin ni torturer les méninges pour soutenir cette thèse. Les dernières manifestations en date les plus marquantes c’est celle de la grève des enseignants déclenchée par le SLECG. A Kaloum, la commune qui abrite le palais présidentiel a été émaillée de violences. Des pneus ont été brûlés devant la présidence, les effigies du president Alpha Condé dechirés sous un regard impuissant des bérets rouges pourtant armés, mais qui sensibilisaient les manifestants à la place de la répression qui est pourtant leur marque de fabrique à Ratoma.

 

Kaloum n’est pas la seule commune où les services de sécurité adoptent ce comportement qui devrait être appliqué sur toute l’étendue du territoire national. A Dixin, là aussi les forces de l’ordre suppliaient les manifestants de ne pas barricadé la route. On pouvait constater une parfaite communication  entre les deux parties malgré les injures grossières que faisaient l’objet des agents qui se trouvaient sur place. Cette attitude est la même à Matoto, Matam où des jeunes ont attaqué un groupe de média sans crainte sous le regard des forces de l’ordre. Imaginez-vous si cette scène se déroulait sur la route le <<Prince>>.

 

Malgré toutes ces violences enregistrées dans ces commune, aucun cas de mort n’a été signalé, le seul cas signalé c’est la blessure d’un gendarme.
Cependant dans la commune de Ratoma, la gestion des manifestations est toute autre. Elle est caractérisée par des vives tensions qui conduisent généralement à des morts, des blessés graves souvent par balle. Au delà de ces cas de mort et blessé, d’autres exactions sont aussi faites sur les citoyens de Ratoma. Les forces de maintien d’ordre rentre dans les foyers elles déversent  les marmites des pauvres femmes tabassent les jeunes et tirent à bout portant sur des manifestants. Même après manifestation les quartiers de Ratoma sont invivables. Des tirs sont nourris partout empêchant ses habitants de dormir.
Cette situation doit interpeller l’Etat et toutes les institutions nationales et internationales de défense de droit de l’homme et de la justice.

Alpha Bakar Diallo 

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